Bien-être et Nutrition

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SUPERMARCHE, VOTRE PREMIER ENNEMI

Notre supermarché est un proche. On va le voir souvent, surtout s’il nous manque quelque chose. Sa présence nous rassure. S’il est à court de produits, on râle, s’il ferme c’est la panique. Et pourtant, c’est aussi un danger pour notre santé.

Une institution familière

Quelle que soit la marque, ils sont tous pareils : des cubes de tôles aux pancartes géantes où s’amoncèlent des dizaines de milliers de produits bien rangés dans des rayonnages savamment agencés. Tous les jours, des files de consommateurs y viennent faire leur plein de courses comme jadis on allait puiser de l’eau au puits du village. On ne songerait pas à remettre leur utilité en cause tant on est habitué à leur rendre visite. Et internet, pour l’instant, ne change rien à l’affaire : on reste persuadé que les magasins proposent plus de produits pour moins cher. Mais, c’est un leurre.
Les premiers « magasins en libre service » sont apparus dans les années 20 aux Etats-Unis. Le concept a été déposé par Clarence Saunders, en 1917 ; il s’agissait d’entreposer des marchandises préemballées. Pour attirer les clients, Saunders a eu l’idée d’étiqueter ses produits et de les placer sur des étagères pour les rendre plus visibles. Et son concept triomphe en dépit des critiques.
D’autres enseignes se créent : à Paris, Prisunic en 1931, à Montréal, Steinberg en 1934, à Bruxelles, Delhaize en 1957, envahissant  peu à peu le monde entier. Au départ, ces supermarchés sont 20% moins chers que les échoppes, et ils permettent de faire des courses globales avec un choix qui semble important. Pourtant, les supermarchés regorgent de pièges pour votre santé.

Bactéries, produits chimiques, et compositions bas de gamme

Les caddies d’abord (a fortiori ceux pour enfants) véhiculent les bactéries de l’ensemble de la clientèle.
Les diffuseurs de vapeur d’eau déversent potentiellement des légionelles. À la caisse enfin, de nombreuses bactéries circulent sur les tapis roulants ou sur le clavier de la carte bleue : bactéries E. Coli, staphylocoques ou encore Clostridium perfringens s’y bousculent…
Les bactéries ne sont pas les seules molécules dont il faut se méfier. Le rayon des produits nettoyants, voire des cosmétiques, est particulièrement toxique ; on sent nettement les parfums de synthèse s’évaporer des produits.
Jusqu’il y a peu, il fallait se méfier des tickets de caisse au bisphénol A, un dangereux perturbateur endocrinien.
Dans les années 30, aux Etats-Unis, ces magasins pouvaient proposer des prix bas en raison des stocks accumulés pendant la grande dépression. Aujourd’hui, les distributeurs peuvent jouer sur les prix en mettant en concurrence des producteurs du monde entier, dont les cadres réglementaires sont très différents, créant ainsi des concurrences déloyales.
Ainsi, les pâtes, les gâteaux, les yaourts, le lait, le saucisson, toute l’alimentation industrielle riche en conservateurs, pesticides et autres molécules douteuses.
Ces produits bon marché sont mis en avant dans les rayons, bien que farines raffinées et gluten provoquent de la porosité intestinale, le lait de vache UHT est inflammatoire (à cause des facteurs de croissance), le sucre raffiné favorise les cancers et de nombreuses maladies, les conservateurs provoquent l’hyperactivité…

Stress, repli sur soi, solitude et énervement…

Ce n’est pas tout ! Faire ses courses, c’est aussi une lutte. On est seul face à son caddie contre tous les autres : il faut dépasser les clients trop lents, éviter les chefs de rayon, aller plus vite que la caissière…
Les clients sont au choix : pressés, crispés, hagards ou éreintés.
Les supermarchés favorisent l’individualisme poussé à son paroxysme, avec pour résultat, que le client est très démuni face aux pièges qui lui sont tendus. Dans ce contexte, résister à la tentation est peine perdue et l’on finit par acheter trop, mal et pour beaucoup plus cher que ce que l’on aurait souhaité.

Que faire pour changer les choses ?

On pourrait imaginer un grand mouvement citoyen qui vienne demander la suppression des supermarchés. C’est utopique.
En revanche, il est possible de commencer à se déshabituer au niveau individuel et familial en adoptant de nouvelles stratégies d’achat. Voici quelques propositions :
1/ Choisir et prévoir ce que l’on achète.
Ces magasins sont pensés pour que vous dépensiez un maximum. Par exemple l’eau et le lait, produits consommés en masse, sont souvent au fond du magasin pour que vous le traversiez de bout en bout lorsque vous faites vos courses. Pour être sûr de ne pas trop dépenser et de choisir les bons produits pour votre santé, il est donc utile d’adopter sa stratégie et de bien réfléchir aux produits dont vous avez besoin.
2/ Se rendre sur les marchés
Ils sont certes ponctuels et ne proposent pas l’ensemble des produits dont vous avez besoin. Mais pour votre santé, ils présentent bien des avantages :
  • Pour les fruits et légumes, ils sont souvent moins chers en saison. Si vous venez en fin de marché, vous pouvez bénéficier de prix sur les invendus.
  • Les produits sont plus souvent locaux, mais renseignez vous.
  • Les fruits et légumes sont plus frais parce que stockés moins longtemps.
  • Vous développez une relation avec votre vendeur qui vous permet de sortir de votre bulle.
3/ Connaître son producteur et s’adresser directement à lui
Grâce à Internet notamment, mais pas seulement, les producteurs peuvent proposer leurs produits directement. On trouve des sites de producteurs comme celui-ci : http://www.paysans.fr/, ou encore celui-ci : http://www.ferme-des-colibris.fr/ en France.
L’idéal est de vous rendre dans des fermes de production, bio si possible, pour choisir vos fruits et légumes. Vous pouvez aussi vous joindre au mouvement des AMAP, un réseau mettant en relation producteurs et consommateurs qui permet aux deux parties de définir ensemble la production.
4/ Cultiver son jardin
Si vous avez un lopin de terre qui vous sert de jardin, il est temps d’en transformer une partie en potager. Vous aurez ainsi un complément bio à votre alimentation pour lequel la question de la traçabilité ne se posera pas ! Pour vos semences, vous pouvez contacter le mouvement kokopelli dont les semences jardinières sont la spécialité.

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